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Laurent Nottale – « Relativité et Vacuité »

Samedi 23 septembre 2017
15h00
CONFERENCE

Laurent Nottale, né le dans le 20e arrondissement de Paris, est un astrophysicien français, directeur de recherche au CNRS et chercheur à l’observatoire de Paris-Meudon.

Le , il réussit sa thèse de doctorat ès-sciences sur Les Lentilles gravitationnelles par amas de galaxies. En octobre, il entre au CNRS.

Il est auteur de la théorie de la relativité d’échelle visant à unifier la physique quantique et la relativité d’Einstein en introduisant explicitement l’échelle d’observation dans les équations physiques, de même qu’Einstein y a introduit explicitement des paramètres liés à la vitesse du référentiel d’observation. Il suppose que devraient s’appliquer ainsi des résultats similaires à ceux de la relativité restreinte avec la vitesse :

  • il existe une échelle d’observation inatteignable (la longueur de Planck), de même qu’il existe une vitesse inatteignable (la vitesse de la lumière : 299 792 458 m/s dans le vide) ;
  • la composée de deux changements d’échelle est inférieure au produit de ces échelles (de même que la composée de 2 vitesses est inférieure à la somme de ces 2 vitesses).

La théorie d’échelle qu’il a développée est décrite comme une extension de la relativité d’Einstein, fondée sur le même principe heuristique et la même démarche. Son idée a ensuite été de supposer l’existence de trajectoires qui variaient suivant le changement d’échelle, et qui n’étaient donc pas rectifiables, c’est-à-dire des trajectoires fractales. Les mouvements apparemment désordonnés des particules à l’échelle quantique se ramènent donc à des mouvements suivant des géodésiques fractales. Sa théorie, permet de redémontrer des résultats importants de la physique. Notamment, il semble avoir redémontré l’équation de Schrödinger à une dimension (résultat connu de physique statistique mais de signification différente de celle qu’elle a réellement en physique quantique). Par contre, un certain nombre d’autres affirmations de redémonstrations n’ont pas encore pu être prouvées. La théorie de relativité d’échelle est en contradiction avec le paradoxe EPR et l’expérience d’Elitzur-Vaidman (obtention d’information sur système quantique sans interaction avec lui). Son application en cosmologie n’a pas pu non plus être prouvée à cause de l’incertitude sur les résultats de mesure des orbites des planètes ou exo-planètes.

Nottale estime que la principale propriété de l’être humain est de montrer une véritable cohérence entre son corps et son esprit uniquement à son échelle, c’est-à-dire sur à peu près 2 mètres1. À titre d’illustration, la théorie de supergravité maximale à 11 dimensions exposée dans la théorie M pourrait n’être que la conséquence d’un système de numération en base 10

Laurent Nottale pose l’hypothèse que l’espace-temps varie selon le zoom ; alors que celui considéré par Galilée ou Einstein garde sa structure lisse quelle que soit l’échelle, Nottale dévoile de nouvelles rugosités à chaque changement de résolution. Cette hypothèse bouscule tous les outils classiques chers aux physiciens, tels que la notion de dérivée qui suppose des courbes lisses sur des longueurs infiniment petites. La grandeur physique dépend maintenant de l’échelle à laquelle on la mesure, ce qui complique les calculs même si cela colle mieux à la façon dont on mesure.

L’originalité du travail de Nottale est l’invocation du concept de fractal qui est encore peu utilisé et dominé par le milieu scientifique, pouvant recouvrir en fait de multiples significations mathématiques suivant les contextes. À partir de tels concepts, il affirme avoir posé les bases d’une nouvelle physique aux caractéristiques différentes de ce qui est habituellement considéré comme admissible en physique au regard des connaissances actuelles. Mais sa théorie n’est pas actuellement vérifiée.

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